Les futurs opérateurs anticipent la libéralisation du marché français du jeu d’argent en ligne
La libéralisation du marché du jeu d’argent en ligne en France est en marche. Le projet de loi est prêt et s’apprête à être étudié par le Parlement. Il devrait entrer en vigueur au début de l’année 2010. Le temps qui reste avant sont application est précieux pour les futurs opérateurs qui souhaitent s’implanter sur ce secteur. Qu’il s’agisse de casinotiers terrestres, de groupes du milieu sportif ou médiatique ou de petits opérateurs indépendants, ils se tiennent tous sur le qui-vive. Leur stratégie est fixée depuis longtemps, leur site est prêt. Ils n’attendent plus que le passage de la fameuse loi.
La multiplication des accords de partenariats
Pour anticiper l’ ouverture du marché du jeu en ligne, les groupes intéressés ont réalisé des fusions, des accords et des partenariats. En effet, ces derniers mois, on ne compte plus les alliances ente des sites leaders du gambling, du betting ou du poker avec des groupes de média. Tous les rapprochements sont bons pour se préparer au mieux à la prochaine libéralisation des paris en ligne. Par exemple, la société de Stéphane Courbit, Mangas Gaming, a signé un accord de partenariat avec la Société des Bains de Mer qui détient les casinos de Monaco. Ils espèrent rapidement s’approprier plusieurs sites. Nous pouvons également parler de Free, approché par Chilipoker qui souhaite bénéficier de l’important portefeuille de client du fournisseur d’accès à Internet.
La position deux grands groupes de casino français
La France dispose de deux grands casinotiers. En matière de jeu en ligne, ils ont adopté une politique totalement différente. En effet, le groupe Partouche préfère ne pas attendre la mise en place de la loi et accepter dès à présent, de manière illégale, les mises à argent réel sur leurs sites opérant depuis Gibraltar. Le groupe Barrière de son côté désire respecter scrupuleusement la législation encore en vigueur en France. Ainsi, il décide de lancer son casino en ligne, dans un premier temps au Royaume-Uni, en attendant l’obtention de la licence de jeu française. Son site se nomme Lecroupier.com. Il dispose de graphisme en 3D et propose des sensations de jeu étonnantes de réalisme.
Au début de l’année 2010, l’Etat français devrait commencer à délivrer ses licences de jeux. Ces dernières donneront le droit aux entreprises qui les ont obtenues, et seulement à elles, de proposer du poker en ligne et des paris sportifs sur Internet. D’ailleurs, le gouvernement annonce qu’il sera intraitable face aux sites qui ne respecteront pas la future législation.
